Animer un MOOC : un peu, beaucoup, à la folie…. passionnément

Pour motiver jusqu’au bout les apprenants à suivre les Cours en Ligne Ouvert à tous et Massif (CLOM ou MOOC pour la version anglophone), un peu de community management (gestion de communauté) peut rapidement s’avérer incontournable. J’ai participé bénévolement à l’animation de la 2ème édition du MOOC GdP. Retour d’expérience.

De l’impression d’exister

Le sous-titre est volontairement provocateur. J’aimerais commencer par l’anecdote qui est finalement à l’origine de mon travail actuel (Ndlr : Je travaille depuis début Octobre 2013 pour Unow, startup spécialisée dans la conception de MOOC).

C’était en mars dernier, j’étais inscrite à plusieurs MOOC, principalement par curiosité et par soif d’apprendre. Lors de la soirée de lancement du MOOC Gestion de Projet (GdP) de l’école Centrale de Lille, tous les encadrants du MOOC se sont montrés très disponibles. Pour faire simple, dès le 1er soir, j’ai pu tchatter en direct dans la StudyRoom dédiée (StudyRoom est un service en ligne gratuit de tchat entre apprenants) avec Matthieu Cisel, doctorant réalisant une thèse sur les MOOC et faisant partie du noyau dur du MOOC GdP.

Pour moi, ce moment a été fondateur, cette impression de proximité, de disponibilité des encadrants m’a non seulement motivée à aller jusqu’au bout du cours mais m’a aussi donné l’envie, plus tard, de donner ce que j’avais reçu.

Un  MOOC = un évènement

La différence majeure entre de l’OCW (Open Course Ware = cours en ligne accessible à tous) et un MOOC est le côté “évènementiel” du MOOC.

En effet, un MOOC doit avoir une date de début et une date de fin. Cela semble anodin mais beaucoup de personnes l’ignorent encore. Peut-être les MOOC vont évoluer sur ce point mais c’est ce qui fait tout leur intérêt pour l’instant.

Un MOOC = une communauté

En effet, le côté évenementiel d’un MOOC permet la création d’une communauté. Elle peut se créer spontanément, du simple fait de l’envie des apprenants d’échanger entre eux. Mais ici, un animateur de communauté peut tout à fait avoir sa place afin de stimuler les échanges.

En ce qui concerne le MOOC GdP, nous avons décidé, en plus des forums de la plateforme de cours, de multiplier notre présence sur les réseaux sociaux. Ainsi, nous avons des groupes dédiés sur Facebook, Google +, Linkedin et Viadeo. De plus, nous avons “créé” un mot-clé spécifique pour Twitter, #MOOcGdP. Si certes cela représente plus de travail de modération et d’animation pour l’équipe des encadrants ainsi que le sentiment d’être submergé pour une partie des apprenants, ce test grandeur nature nous a appris un certain nombre d’éléments.

Ainsi, par exemple, le climat général n’est pas le même sur Facebook que sur Google + par exemple. Les utilisateurs du groupe Facebook ayant plus tendance à poser des questions d’ordre pratique (“Quand faut-il rendre les devoirs ?”), questions qui, par ailleurs, ont leurs réponses sur les pages de cours. Sur Google +, le partage de veille, la collaboration d’une manière générale sont beaucoup plus présents. Il y aurait certainement là matière à écrire un mémoire de recherche.

D’autre part, le groupe Linkedin est bien plus actif que le groupe Viadeo globalement délaissé. Quant au fil Twitter, il s’adresse avant tout aux plus technophiles mais permet une certaine visibilité.

Mais concrètement, que faites-vous ?

Nous y venons. Mon objectif est de souder la communauté d’une part et de motiver des individualités d’autre part. Pour cela, je modère, en collaboration avec les membres de l’équipe d’encadrants, les interactions sur les réseaux sociaux. Je lance des discussions, débats et sondages autour du MOOC GdP en particulier ou au sujet des MOOC en général. Je partage, quand je pense que les apprenants peuvent être intéressé, ma veille. Je réponds individuellement aux tweets, je réponds parfois aux discussions lancées par d’autres sur les différents réseaux sociaux. Par contre, je ne gère pas les questions qui porte sur le contenu du cours et donc la partie pédagogique. Pour cela, il y a, au premier plan, Bertrand Gajeot.

De plus, j’ai participé à l’animation des soirées live du MOOC GdP. En effet, tous les mercredi soir, Rémi Bachelet, enseignant-chercheur à la tête du MOOC, réalisait un live diffusé sur youtube où les internautes pouvaient poser en direct leurs questions. L’équipe les regroupaient, les sélectionnaient pour les transmettre au professeur, ou y répondaient directement dans le tchat.


Je participe également de près à la communication générale autour du MOOC, j’ai rédigé des articles, répondu à des interviews pour différents journaux, magazines.

En résumé, j’assure une certaine présence afin d’humaniser au maximum le cours. Car qu’on se le dise : derrière un MOOC, il y a de l’humain, beaucoup d’humains.

(ndla : j’ai écrit cet article fin octobre pour un site internet spécialisé. Finalement, par manque de temps, il n’a pas été publié. Je me permets donc de le copier ici, pour mémoire)

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